De l'Aubrac au Lot
Vous êtes venus alimenter votre âme mais n'oubliez pas d'alimenter votre porte monnaie.
nous accueille dans sa charmante église


L'accueil des pèlerins de Compostelle
L'hôpital d'Aubrac a été bâti à proximité de la voie qui traversait l’Aubrac pendant l'antiquité, dont le tracé a été emprunté, probablement dès le xie siècle, par la via Podiensis, un des chemins de Compostelle. Du fait de sa situation sur un des secteurs les plus périlleux de la traversée du plateau, il a développé une importante fonction d'accueil des pèlerins et voyageurs. En hiver, les risques de s'égarer étaient en effet très grands du fait de la neige, et en toute saison, le brouillard fréquent pouvait rendre l'orientation extrêmement difficile. De plus, dès le début du Moyen Âge, des bandes de voleurs étaient présentes dans les environs et les voyageurs ne s'aventuraient dans la montagne qu'en groupe afin de se défendre contre de probables attaques.
Le pèlerin était reçu par le dom, qui lui présentait de l'eau pour se laver les mains. Puis on lui offrait gîte et nourriture, après lui avoir prodigué quelques soins corporels : lavement des pieds et nettoiement des vêtements pour les débarrasser des poux et des souillures, et on lui préparait un lit. Utiles, ces gestes avaient aussi valeur de symbole : selon l'Écriture, accueillir un pauvre, c'est accueillir le Christ. Un bâtiment spécial accueillait les pèlerins malades, qui pouvaient compter sur le dévouement et les soins des religieux. Ces malades bénéficiaient d'une nourriture plus recherchée et abondante (un « aligot »), de lits moelleux, d'un bon éclairage, et d'un service divin assuré à leur chevet ; la durée de leur séjour n'était pas limitée et s'ils voyageaient en groupe, il était permis à leurs compagnons de rester jusqu'à leur guérison. En dépit de cette sollicitude, il arrivait que l'hôpital constitue, pour certains pèlerins, la dernière étape de leur pérégrination. « aide des vivants » mais aussi « salut des morts », selon les termes du Guide du Pèlerin, la domerie se chargeait alors de leur ensevelissement, ultime œuvre de miséricorde en faveur des marcheurs de Dieu.
Cinq cloches étaient abritées dans le clocher de l'église du monastère, dont l'une, la célèbre « Maria », dite « cloche des perdus », était actionnée durant de longues heures du jour et de la nuit en temps de neige et de brouillard pour guider les voyageurs et pèlerins égarés. Son carillon était perceptible à plusieurs lieues à la ronde. Brisée en 1595 lors de l'attaque des ligueurs, elle fut refondue en 1668 sous le domnat de Louis-Antoine de Noailles, puis de nouveau en 1772 sous celui de Sicaire Gintrac. La ferveur religieuse qui animait les chrétiens au cours de leurs voyages trouve un reflet éloquent dans l’inscription latine que l'on peut lire sur la cloche des perdus : Deo giubila / clero canta / doemones fuga / errantes revoco (elle loue Dieu / chante pour le prêtre / chasse les démons / ramène les égarés).
source Wikipédia
Nous aurons tout de même parcouru plus de 38 kilomètres ce qui sera parmi les plus longues étapes du chemin.
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